Nager en respirant

Chaque nuit, avant de dormir
Je voyage, je voyage sans partir
Ce sont des sons que j’inspire
Des paroles douces que je respire
Ou des fous furieux qui tapent
Et leur colère qui m’attrape
Ils chantent, dansent et s’épatent,
Et leur colère, avec la mienne, s’échappe
Ils laissent alors place à des poètes
Qui avec leurs mots nous fouettent
Nous calment, ou nous mettent en fête
Qui avec leurs paroles, acceptent ou rejettent,
Puis viennent les rappeurs volubiles
Qui, dans leurs vers volatiles,
Tantôt déversent leur fureur, tantôt jubilent,
Les griots d’Afrique s’ensuivent
Racontant leurs histoires sur les rives.
La meilleure de toutes ces voix,
N’est ni la jactance des rois
Ni le bagou des sans foi,
C’est celle de cette fille qui lui susurre
« Je t’aime mon chéri, sois en sûr. »

Par Mouad Moutaoukil
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