On va commencer par le commencement…

Il y avait un groupe de commerçants qui dirigeait un stand de poissons, il y avait : « Griot » celui qui retenait toute l’histoire des célèbres poissonniers, il y avait « Bagou » celui qui attirait les personnes et qui les manipulait en quelque sorte , on peut dire qu’il placotait. Ils avaient tous un accent, car ici ils étaient à Marseille dans le sud, ils commerçaient sur le marché, il y avait beaucoup de jactance tout le monde parlait dans tous les sens chez nous, les marins venaient nous apporter de main propre les poissons que l’on demandait.
En général on était obligés de crier :
« –Ohé !! » pour qu’ils nous entendent, car ils n’avaient pas le droit de s’approcher du marché.
Un jour, « Griot » nous a raconté une histoire qui parlait de bateaux et de marins, il a commencé par nous raconter qu’il y avait un navire, les membres de l’équipage étaient tous très fatigués à la fin de la journée car c’étaient eux qui faisaient tout le travail, le capitaine était juste là pour donner des ordres, à un moment il y a eu une grosse tempête et un membre de l’équipage est tombé à l’eau, mais un seul était sur le bateau, tout le monde était noyé .
Il cherchait des radeaux pour partir mais il a entendu un cri il est allé voir au bord du bateau et il a vu une personne à l’eau il a sauté et l’a ramenée à bord.  Quand Griot nous a raconté cette histoire on a tous compris que c’était lui le sauveur et celui qui était tomber à l’eau c’était Bagou et c’est comme ça qu’ils sont devenus ami. Car avant Griot et Bagou étaient marins et pour cette histoire personne n’a oublié.

Eux , ils se susurraient des prix plus hauts car ,à cette époque, la plupart des commerçants étaient pauvres. Ce n’était pas mal vu pour les acheteurs car eux, habitaient dans un village pauvre, mais par contre les autres villages plus riches nous voyaient d’un mauvais œil.
Mais on ne pensait pas trop à ce côté un peu triste parce que l’on n’avait un autre problème à surmonter on devait absolument faire plus d’acheteurs mais comment faire ?
Et là, à ce moment une personne vient regarder si je vendais des raies, malheureusement ce n’était pas la saison il m’a dit :
– « Vous n’avez pas beaucoup d’acheteurs n’est-ce pas ?
– Non c’est vrai mais on fait avec ce qu’on a !
– Il vous faut quelqu’un qui puisse attirer les regards sur votre stand, quelqu’un qui parle sans être gêné il vous faut un VOLUBILE !!
– Qu’est-ce qu’un volubile ?
– Vous verrez et en plus j’en connaîs qui habite juste au village d’à côté , il sera là à 18h30 pile, à bientôt !
– J’ai pas bien compris mais bon espérons seulement qu’il soit bien là ce soir ! »
Quelques heures après il était là, et comme je ne savais pas ce que c’était qu’un volubile je ne savais pas à quoi m’attendre. Ensuite j’ai vu un homme habillé comme s’ il était un prince, contrairement à nous, on avait des tenues de poissonniers, on peut pas dire que
c’est très chaleureux. Il jeta un regard à mon stand il m’a parlé on savait nous, qu’il ne venait pas du sud, il n’avait pas le même accent que nous. Il nous demanda :
– « Est- ce vous le vendeur de poisson ?
– Oui ,qui êtes vous ?
-Je suis le volubile, puis je aller installer mes affaires ?
– Euh… oui bien sûr, faites comme chez vous…
Ensuite j’ai susurré à Bagou de nous préparer le plat du jour pour Monsieur et Bagou m’a dit :
« – Mais ,c’est mon travail d’attirer les gens.
Deux minutes après, je me retournais et là je voyais la queue qui allait jusqu’au stand de Michel le vendeur d’outil. J’avais pas tout terminé le nouveau plat du jour, donc j’ai dit au volubile de faire diversion pendant quelques secondes . Grâce à lui, on a gagné plus
d’argent mais on ne l’a jamais revu.

Par l’équipe « Les Guerriers des mots » du Havre
Emma
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