La force des mots (théâtre)

Aujourd’hui c’est dimanche, le seul et unique jour de repos des esclaves. Matinée chaude d’un juin antillais, trois maîtresses se promènent autour des champs familiaux.

MARIE : Quelle chaleur aujourd’hui, heureusement que nous possédons des ombrelles pour nous protéger du soleil !

JEANNE : Ah Marie ! Je n’y crois toujours pas, personne dans le village n’y crois, tu es fiancée au garçon le plus riche de la Martinique ! vivement le mariage…

ELIZABETH : La cérémonie sera magnifique et grandiose, comme tu l’as toujours rêvé.

MARIE : Ce sera la célébration la plus importante de l’année et de toute l’histoire de l’île.

Pendant qu’elles placotaient, elles amorcèrent les champs de café et de cacao, propriétés familiales, sur lesquelles huit de leurs esclaves travaillent dès l’aube.

JEANNE : Regardez-moi ces lents au travail, je me demande pourquoi ils mettent autant de temps à accomplir des tâches aussi faciles.

ELIZABETH : Je pense savoir pourquoi… Tous les midis, ils se réunissent autour de ce griot Artémis qui, apparemment, leur raconte des histoires venues d’Afrique.

MARIE : J’ai une idée ! Je vous propose d’aller les surveiller discrètement ce midi pour écouter leurs histoires, nous pouvons nous cacher derrière un arbre. Nous découvrirons peut-être une tentative de révolte ou de complot.

Pour lire la pièce en intégralité, cliquez ici :
Pièce de théâtre

Par la classe de 4C du Lycée français du Koweït
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