Littérature

Cette fois loin de toi

Cette fois j’ai juré
De ne plus te créer
Dans mes rêves de nuit,
Dans mes pensées
À chaque fois que je touche mon miroir, je te vois ..
Je vois ton visage .. ton sourire qui m’amène à pleurer ..
Ohé ! J’entends ta voix
Me susurrer tes belles paroles
Avec ton accent lourd
Mille mers bruyantes, entre moi et toi ..
Tes sourires truculents
Comme un reflet
Brille et disparait ..
Tu disparais
Ma jactance se dissipe,
Mon bagou est masqué
J’essaye de dessiner ton ombre, ta lumière déguisée ..
Avec laquelle je placote
Et je suis très volubile
Cette fois j’ai promis
D’avoir un rêve normal, vide de toi, de ton griot ..
Mais j’ai vu tes oiseaux chanter .. ma chanson préférée ..
J’ai vu ton âme, tes regards qui disaient  » bonjour  » à mes fleurs noires ..

Par Abu Iyada
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Nager en respirant

Chaque nuit, avant de dormir
Je voyage, je voyage sans partir
Ce sont des sons que j’inspire
Des paroles douces que je respire
Ou des fous furieux qui tapent
Et leur colère qui m’attrape
Ils chantent, dansent et s’épatent,
Et leur colère, avec la mienne, s’échappe
Ils laissent alors place à des poètes
Qui avec leurs mots nous fouettent
Nous calment, ou nous mettent en fête
Qui avec leurs paroles, acceptent ou rejettent,
Puis viennent les rappeurs volubiles
Qui, dans leurs vers volatiles,
Tantôt déversent leur fureur, tantôt jubilent,
Les griots d’Afrique s’ensuivent
Racontant leurs histoires sur les rives.
La meilleure de toutes ces voix,
N’est ni la jactance des rois
Ni le bagou des sans foi,
C’est celle de cette fille qui lui susurre
« Je t’aime mon chéri, sois en sûr. »

Par Mouad Moutaoukil
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L’excellence

Un bon matin
Au moment opportun
Le jour éclos
La nature retrouve ses teintures
Les êtres distingués les uns des autres
Les oiseaux rares s’apprêtent à crier
Chantant de leurs rares mélodies
Résultats significatifs l’excellence,
Le grand jour de la francophonie.

Et sous les tropiques
Les griots des coins convergents étaient prêts
A métamorphoser sans arrêt
Les rimes de leurs œuvres
Qu’ils avaient œuvré sans bagouts
Ni ajout de manœuvres
Mais avec le gout de la vie.

Et les slameurs volubiles, sans silence éloquent
Venant de toutes les parallèles
Appelés à cette passerelle avec leurs voix intelligibles
Pour épeler tour à tour leurs interpellations
A la fraternité, à l’égalité, et à la démocratisation
Qu’ils vont déclamer sans susurrer.

Les musiciens dont les bouches heureuses
Sont prêts à mettre les accents
A leurs chansons exprimant
Nos manquements grâce à leurs talents
Dans ce prime culturel: le français
Facteur universel du développement
Ciment de nos relations acceptables universellement.

Les artistes de chacun des quatre points de la grande bleue
S’assemblent de leurs controverses nationales
Exprimant notre ressemblance
Raison de notre fraternelle existence.

Tous les chapeaux au français !
Origine de droits fondamentaux de l’être
La lutte de la liberté
Le soleil dans les ténèbres mondains
Le soutien de faibles gouvernances
Le balai de démagogie
Le stimulant de l’indépendance
Objet de changement de tigres en apollons,
Anciens amateurs du mauvais maître
D’un désire féroce de nuire
Entrainant un océan de victimes.

Voici le moment approprié
De profiter sans jactance
Les fruits frais de cette truculence
Crions ohé à l’hexagone
De sa lumière qu’ il a reflété à nos Élysées
Par cette excellence francophone
Objet de nos cérémonies.

Par Jean-Bosco NGERAGEZE
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Fatiha

J’étais en cours de français quand j’interpellai ma voisine et amie Fatiha.
-​ Ohé​ Fatiha, murmurai-je.
Elle détourna la tête des explications de Mme Pourdi.
-Quoi ? me répondit-elle sèchement.
Je me rapprochais pour lui ​ susurrer​ :
-On ​ placote ​ ?
-Non, me répondit-elle d’une voix agacée.
Fatiha était studieuse, elle n’était pas du genre à tomber dans la ​ jactance​.
Tout le contraire de moi, j’étais ​volubile, truculent​ et j’avais du ​ bagou​.
– On parlera après le cours dit-elle d’une ​ voix​ plus douce.
– Comme tu veux soupirais-je.
Au fond, j’avais des sentiments pour elle et je me demandais si c’était
réciproque. En tout cas, c’était mon amie et je m’étais promis de lui rester fidèle.
Après le cours de français, je discutais avec Fatiha.
– Enfin les cours sont finis !
– Tu n’aimes vraiment pas ça ! me répondit-elle en souriant jusqu’aux oreilles.
On parla ensuite sur le fait qu’elle voulait devenir une ​ griotte​.
– J’aime vraiment nos traditions musicales et orales.
– En tout cas, en classe c’est autre chose !
Nous éclatâmes de rire. C’était le moment où j’arrivais chez moi, Fatiha habitait deux rues plus loin. Elle partit en souriant. Elle me répondit avec l’​accent​ du rire.
– A demain !
– A demain !
Et c’est ainsi que cette journée s’acheva et le soleil se coucha dans un
orange feu éblouissant. Il ressemblait à Fatiha, aussi beau que sa chevelure couleur châtain et son visage chocolat. Maintenant c’était sûr : je l’aimais.

Par Pierre Colmont (12 ans)
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La Jactance de Fatiha

Je ne comprends pas… J’ai pourtant bien mis l’accent sur le fait que tu dois envoyer ta demande d’inscription dans les délais. Mon bagou n’aura servi à rien, tu as raté le coach ! J’ai d’ailleurs tellement placoté que pour un peu, on m’aurait pris pour le griot du village !

Tu as ignoré mes consignes et considéré mes paroles comme une simple jactance !

Ohé du bateau ! Tu m’écoutes quand je te parle ? Qu’est-ce que tu as à me regarder avec tes airs truculents ? Ah, tu n’aimes pas ce que je dis ? Eh bien, moi aussi, je n’apprécie pas qu’avec ta voix susurrante, tu distilles des volubiles paroles sur mon compte à tour de bras !!

Par Fatiha Nakhli
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DIX MOTS DE SOUFIANE

Avec une voix susurrante, elle a déballé sa jactance truculente à son ami dont l’aspect contrastait avec son accent haut perché. Et sa tendance à placoter sur autrui en captant l’attention de tous comme un griot du village sur une grande place. « Ohé ! Tu m’écoutes quand je te parle ? », lui lança-t-elle. « Voyez-vous ça ! Je me tape bien ton bagou volubile quand c’est toi qui t’y mets ! », renchérit-elle.

Par Soufiane Yacoubi
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Composition

Près d’une fenêtre​ ​dans une salle claire s’asseyait un vieux ​ Griot
Lumba Youmba. Beaucoup d’événements étaient dans la vie
longue de cette personne ​ truculente​ ,il a aidé plusieurs gens…
mais d’un évènement il se souvenait avec un grand plaisir…
Cette chanson va se transmettre de génération en génération ,en
racontant la vérité du roi Adegouc.
Le roi Adegouc criait chaque matin à ses abandonnés :
« ​ Ohé​, pourquoi le trésor est si vide, perceptez plus d`impôts
pour que notre royaume retentisse d’une musique ravissante du
bal! »
En plus il exigeait toujours que tout le monde le vante et
que partout sonnent les ​ voix​ « Vive notre roi Agedouc »
Des habitants de ce royaume savaient bien que leur roi était rude
et cruel ,qu’il ne pensait qu’à soi-même et ses promesses
d’améliorer les conditions de la vie étaient en effet une jactance
futile. Les gens ​ susurraient ​ dans chaque coin de la cruauté de
leur monarque mais avaient peur être décapités et voilà pourquoi
obéissaient sans discussion au roi.
Lumba Youmba ne pouvait pas aussi contredire à son roi même
malgré ses capacités magiques et son éloquence,il ne pouvait
pas rejeter l’ordre du monarque à composer un chant laudatif.
Mais en même temps il ne voulait pas mentir en vantant
malhonnête Agedouc. Une très bonne idée venait à son esprit
il a utilisé son talent et voilà quelques phrases
… tu es brave personne chaque semaine et chaque mois
TUER braves personnes chaque semaine et chaque mois
… tu es une jeune pousse sur une belle fleur
Tu es une jeune PUCE sur une belle fleur
… tu veux seulement avoir paix

Par Rouchana
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Il était une fois…

Il était une fois quelqu’un qui ne parlait pas. Dans sa tête, il se disait « la vie est très dure ». A force de ne pas communiquer avec les autres, la force du silence lui fit très mal au cœur. Il resta 30 ans sans parler et un jour  il tomba de désespoir.
« Ohé, ohé ! Réveille-toi » dit la griotte. Elle lui chanta une chanson. Au bout d’une heure il se réveilla.
La griotte susurra « souviens toi de qui tu es ! ». Il chercha dans son esprit et se dit « Comment ai-je pu oublier ? Ohé ! Ohé ! Je peux parler ! »

Par Raphaël Riccaldi Brichory  (7 ans)
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Pando & le Griot

Sur une île lointaine. Située en deçà de l’équateur. Bordée de marécages à perte de vue. Se trouvait Pando, le plus vieil arbre que le monde ait jamais porté. Ses racines placotaient dans la fange et les lichens laissaient à peine entrevoir sa sombre écorce.
Un jour, Pando sentit une main passer sur son épiderme. Une figure courbée, recouverte d’une loque, avec un hang pendant sur son dos, peinait dans son bayou. Le végétal l’interpella :
– Ohé !
Sitôt ouït cette voix, une personne bigarrée se dévoila. Il s’agissait là d’un griot égaré car son accent trahissait son origine.
– Je ne vous avais point vu cher ami. Lança-t-il avec jactance.
– Avançant tête baissée, il est naturel que vous ne m’ayez remarqué.
L’éloquence truculente de l’arbre captiva le griot.
– Toi à travers qui voyagent musique et poésie, que fais-tu loin de toute forme de vie ?
– Je suis las des Hommes, mes yeux sont en quête de nouvelles formes.
Le charme de son bagou séduit l’ancêtre.
– Prend une feuille de cette plante volubile, elle te sera utile pour noter cet adage que tu transmettras de villages en villages. Puis il lui susurra à l’oreille :
– Le tronc d’un arbre est droit et robuste en forêt alors qu’il est tortueux, seul, au milieu des marais. Médite ces paroles et compose ta mélodique parabole.
Le griot remercia solennellement Pando, revêtit sa guenille et prit le chemin pour s’en retourner vers les Hommes.

Par Valentin Simon
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Griot et deux passants

Dans un parc, deux personnes jactent de l’accent étranger d’un griot parlant volubilement un peu plus loin. Ce dernier attire l’attention des passants par ses grands gestes et sa forte voix.  Le griot entend les propos des deux personnes.

Griot : Ohé ! Là-bas ! Je vous entends placoter de mon accent.  Riez-vous de moi ?

Personne 1 : Non pas du tout ! Toutefois, ton bagou est incompréhensible.

Griot : Tu es bien truculent ! Il ne s’agit pas d’un bagou. Je ne fais que réciter mes poèmes.

Personnes 2 : (en susurrant à l’oreille de son compagnon) On ne comprend rien de ses paroles, seulement ses gestes.

Griot : Cessez de vous susurrer à l’oreille et approchez. Mes paroles sont de l’art.

Par la classe Formidable 2
Yunyi W. et Paule M.

 

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