Souvenirs, souvenirs…

« Truculent », c’est un peu ma madeleine de Proust…
Un mot associé à une professeure de littérature, un mot qui fait rejaillir bien des souvenirs…

Truculent, c’était un peu son bleu de Klein, son jaune lumineux de Van Gogh,
En définitive, c’’était son coloris fétiche sur sa palette de mots un tantinet désuets,
Celui avec lequel elle colorait le plus son langage ponctué de « hein ? » complices,
Un mot kaléidoscopique qui se réfléchissait perpétuellement dans son discours.
C’était «un personnage truculent de Lampedusa », «une lettre truculente de Laclos », ou plus régulièrement « la truculence infinie d’une œuvre »,
Un processus sérigraphique que nous observions, nous, en spectateurs amusés.

Mais surtout une professeure qui m’a donné envie de faire ce que je fais aujourd’hui,
Où cette langue, haute en couleurs, a eu toute son importance. Aujourd’hui, en effet, j’observe, jours après jours, le caractère truculent du métier de bibliothécaire.

Par AlexD
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