Le ciel est habité par un imbroglio…

Le ciel est habité par un imbroglio
De gris de plomb, de blanc neigeux
Nuages dont le reflet, s’étire au fil de l’eau
Et qui sans cesse interpellez mes yeux
Au gré de vos formes mouvantes, effilochées
Je joue à deviner ou mieux, à inventer
D’éphémères visages, dix mille personnages
Ne voici pas soudain un pompeux attelage ?
Icare, galopant dans sa course effrénée !
Un souffle de zéphyr suffit à transformer
Ce char miraculeux, en un chien malicieux
Qui fait naître en filant de minuscules fées,
S’estompant à leur tour en glissement gracieux
Révélant sans tarder dans mon imaginaire
Un vieux dragon fumant dressé contre les cieux

Par la médiathèque Marcel Pagnol
A Aubagne

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